GILLIAN

 

Gillian conduit son bus le matin et dessine l’après-midi. (JDI/KB)

 

Après avoir multiplié les expériences professionnelles (serveuse, commerciale), Gillian Winiski, 30 ans, est satisfaite de sa situation actuelle: «J’ai un emploi qui, avec les horaires, me permet de me consacrer à ma passion du dessin, parfois 5 à 6 heures par jour.»

Gillian Winiski adore croquer l’actualité, avec, parfois, une pointe de tendresse, et à d’autres moments une bonne dose d’acidité ou d’ironie. Comment elle explique cette attirance pour le dessin? «C’est une passion que j’ai depuis toute petite .Transmise en partie par mon grand-père (Hippolite Apodaca) qui avait un pied, voire les deux dans le domaine artistique. Il était ébéniste, doreur, sculpteur à Revel. Je passais pas mal d’après-midi dans son atelier à le regarder dessiner ses modèles puis les créer étape par étape . Cela a dû m’inspirer un peu…»

Le talent de Gillian n’a, en tous les cas, pas laissé insensible les organisateurs du festival international de la caricature, du dessin de presse et d’humour de Saint- Just-le-Martel.

«Je m’étais rendue à ce salon en octobre et cela m’a permis de faire des rencontres, notamment Xavier Dauga, un auteur de bandes dessinées qui collabore aussi avec le journal Sud-Ouest. Avec lui, il y a un projet de BD.»

Cerise sur le gâteau, alors que Gillian Winniski avait participé au concours, elle s’est vue décerner le premier prix chez les amateurs sur le thème: «il est où le bonheur». Poursuivant sur sa lancée la jeune dessinatrice a également participé à la 5ème édition du Salon du dessin de presse et de la caricature «Papiers d’actu», à Le Poinçonnet, dans l’Indre. «J’aieu l’opportunité d’exposer mon travail» se satisfait Gillian. La période est propice aux dessins selon elle: «Avec toute cette actualité politique, il y a de quoi faire, ils sont rigolos ces hommes politique, non? le dessin de presse augmente la portée du message transmis, je pense qu’il le renforce, cela marque plus les esprits…et puis ça fait rire, c’est bon pour le moral!»